Indar Drancourt

Démarche

Plus que le fini, c’est l’instant sensible que permet la peinture, qui m’importe. La peinture comme outil d’attention, pour contempler le monde sur lequel notre regard ne se porte que trop peu, et pourtant, chaque seconde qui passe pourrait nous abreuver de beauté pour une vie. Chaque lumière rend au sujet sur lequel il se pose une magie insaisissable, le mur le plus sale et délabré, devient, si le regard est éveillé, le refuge heureux d’une beauté éphémère. Notre regard pourrait alors se noyer dans chaque variation de teinte micrométrique, ou simplement s’émouvoir de l’immensité du ciel, mais surtout, il serait impossible de saisir un millième de cette mécanique du vivant, qui rend chaque instant unique, et il est doux de tenter de comprendre, ne serait ce qu’un peu, cette vibration qui nous échappe.

Né en 1989 d’un père français et d’une mère marocaine, tous deux architectes et peintres, j’ai développé ma sensibilité dans leur atelier avant d’intégrer l’école d’architecture de Paris-Belleville. L’initiation à la peinture s’est faite lors de multiples voyages d’études sur le pourtour méditerranéen, sous le double regard exigeant et bienveillant du peintre Jean-Baptiste Sécheret et de l’architecte Simon Vignaud. Ces terreaux ont été une invitation à regarder ces paysages mille fois vues, pour essayer de saisir cette lumière qui, dans un équilibre volatil, transforme chaque instant en une beauté infinie

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